Démarche pédagogique & organisation du travail

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En collaboration avec l'Asbl F.I.J. - Formation Insertion Jeunes -, les travaux 1999-2000 présentés sur ce site ont été réalisés par les élèves de 5ème primaire et de 6ème primaire. Deux classes d'élèves dits "primo-arrivants" ont été activement associées au projet. Des enfants qui ont pour la plupart vécu des situations douloureuses et qui, arrivés récemment en Belgique, parlent très peu le français.

L’idée de départ était de développer la solidarité entre les élèves dits "primo-arrivants" et les autres élèves (en majorité d’origine maghrébine) via un système de tutorat : des liens d’entraide entre enfants d’origine, de culture et de niveaux scolaires très différents. L’arrivée régulière de nouveaux réfugiés a vite rendu impossible cet objectif. Les instituteurs ont en effet été dépassés par le nombre et, surtout, les grandes disparités entre élèves au niveau de la compréhension du français. Le travail a dès lors été réalisé classe par classe.

Avec les deux groupes de primo-arrivants, nous avons utilisé le multimédia pour développer les connaissances (CD-Rom d’apprentissage du vocabulaire de base du français) et les capacités d’expression de chaque enfant. Les nouvelles technologies, permettant l’association de l’écrit, de l’oral et du visuel, sont en effet particulièrement adaptées à un apprentissage actif et individualisé. Les enfants ont commencé par une présentation personnelle, avec sons et photos. Puis, lorsque les connaissances minimales du français le leur permettaient, ils ont écrit de petits textes - sur les plats, les costumes, les instruments de musique, etc… de leur pays d’origine - qu’ils ont ensuite illustrés de dessins. Une grande liberté d’expression leur était laissée : certains enfants ont éprouvé le besoin d’évoquer les drames de la guerre (notamment via des dessins) tandis que d’autres ont préféré ne pas parler de la situation dans leur pays.

Avec la classe de 6e primaire, nous avons relayé et approfondi le travail réalisé à l’école avec l’instituteur sur les pays de l’Union européenne. Il s’agissait de rechercher de la documentation (sur Internet ou CD-Rom), de trier les informations ainsi récoltées et, par groupes de deux élèves, de dresser une "carte d’identité" d’un des pays membres de l'Union européenne. Le nombre important d’élèves (près d’une trentaine) a nécessité un certain cadrage. Ainsi par exemple, la mise en page sous la forme d’un tableau reprenant un nombre déterminé de données a été imposée. Une plus grande liberté a toutefois été laissée concernant notamment le choix des couleurs, du fond, de la police, de la place des illustrations, etc. Chaque groupe d’enfants a également réalisé une page de présentation plus personnelle, agrémentée de photos et de dessins.

Avec la classe de 5e primaire, nous avons repris le thème des élocutions prévues à l’école par l’institutrice : les animaux. Vu, là aussi, le grand nombre d’élèves, la démarche a été à peu près identique à celle menée avec la classe de 6e primaire. Par groupes de deux, les enfants ont dressé une "carte d’identité" de l’animal qu’ils avaient choisi de présenter. Enfin, et pour rejoindre le thème central du site Web (les pays), ils ont recherché de la documentation et écrit des textes sur une personnalité ou une fête typique d’un pays.

L’attrait du multimédia et la fierté des enfants de voir sur l’ordinateur le fruit de leur travail ont été des éléments importants pour motiver les élèves dans leur apprentissage. Pour le directeur et les instituteurs, soutenus par FIJ, il s’agissait aussi en quelque sorte "d’ouvrir la voie" dans l'école (à présent bien équipée en matériel informatique)  : montrer les possibilités des nouvelles technologies au service de nouvelles méthodes d'enseignement...

FIJ
Mai 2000